Il faut parfois des évènements majeurs pour que se révèlent les souffrances cachées, ces souffrances que l’on préférerait ne pas connaître, celles que l’on aimerait mieux oublier.
Il en est ainsi de l’effondrement d’une usine, faisant plus d’un millier de blessés et tuant au dessus de mille travailleurs du textile au Bangladesh. Cet accident, qui a attiré l’attention des médias en raison du nombre de personnes touchées, révèle une en fait une détresse beaucoup plus grande, faite de misère et de pauvreté au quotidien, et qui touche des millions de travailleurs dans les pays les plus pauvres au service des grandes multinationales occidentales.
Évidemment, cela nous semble loin, et nous pouvons toujours nous dire que cela ne nous concerne pas, et qu’il en va des responsabilités locales ou nationales du pays en cause.
Et pourtant nous sommes tous directement concernés au premier degré. Notre compulsion à vouloir toujours obtenir le moins cher, le plus économique, l’aubaine à tout prix, engendre directement l’exploitation du plus démuni et vulnérable. C’est presque mathématique. Dans une culture où l’appétit du consommateur est roi, les multinationales de la quête du profit dominent inévitablement le marché du travail et fixent allègrement les règles du jeu.
La détresse ainsi que la colère des travailleurs du Bangladesh nous concernent tous. Cela nous demande d’ouvrir les yeux sur ce que l’on voudrait ne pas savoir. Pas juste les ouvrir le temps de saisir au vol quelques images des nouvelles télévisées pour ensuite détourner notre regard vers quelque chose de plus intéressant ou distrayant. Ouvrir les yeux et les ouvrir assez longtemps pour que le cœur soit touché et que l’on ne puisse plus oublier. Une des façons d’éviter de refermer les yeux sur ce que l’on préférerait oublier est de prendre le temps de le dessiner. Cela semble artificiel? Essayez-le, les enfants le savent, dessiner un être vivant est une façon de le reconnaître, de découvrir qu’il fait déjà partie de nos proches et que nous n’en sommes pas séparés.
Ce mois, nous proposons de dessiner une de nos sœurs ouvrières ou l’un de nos frères travailleurs du Bangladesh et de nous joindre à eux dans nos prières. Il est facile de trouver des photos dans la catégorie « images » des moteurs de recherches avec des mots clés comme : travail, textile, bangladesh. Nous offrons des dessins simplifiés, tracés d’après des photos de presse, pour les personnes qui voudraient tous simplement tracer et mettre en couleurs des images des travailleuses et travailleurs. Nous écrire à dessinpriere@gmail.com pour recevoir le PDF es dessins à imprimer et à tracer.
Envoyez-nous une photo de votre dessin accompagné de quelques mots en guise de prière au :
dessinpriere@gmail.com
Nous le publierons dans notre prochain recueil de dessins-prière.
Un petit aperçu des dessins et prières ou messages envoyés à ce jour :
Pour stopper le diaporama, ou pour faire défiler les dessins un à un, survoler le bas de l’image au moyen de la souris, et utiliser les fonctions de contrôle qui apparaissent.